Telefonica a-t-elle doublé France Télécom ?
Le PDG d’Algérie Télécom (AT), Brahim Ouarets, a déclaré, lors de l’ouverture du Med’IT à l’hôtel El Aurassi, que l’appel d’offres de sélection d’une banque d’affaires a été remporté par la banque espagnole Santander. La banque retenue accompagnera AT dans la procédure d’ouverture de 30% de son capital à un partenaire stratégique.
Toujours selon le patron d’Algérie Télécom, sur les cinq banques candidates, seul Banco Santander a répondu aux conditions techniques du cahier des charges. D’après Brahim Ouarets, l’appel d’offres de vente des parts d’AT aura lieu dans 12 à 18 mois. Le PDG d’AT attend du futur partenaire un transfert de savoir-faire et une injection de capitaux. Il rappelle que la compagnie algérienne de télécommunications compte investir 2,5 milliards de dollars sur les 3 prochaines années, dont 450 millions de dollars pour la filiale mobile (Mobilis). Le choix de la banque d’affaires espagnole pourrait laisser penser que l’opérateur espagnol Telefonica serait le favori pour entrer dans le capital d’AT. Un indice a d’ailleurs été divulgué dans un encart publié par El Mundo, encart intitulé "Algérie 2005, un regard vers le futur". Brahim Ouarets y déclare : "Nous aimerions établir des relations commerciales avec Telefonica. L’Espagne est le pays le plus proche de l’Algérie, et Telefonica représente la passerelle qui nous permettra de nous interconnecter avec le réseau de télécommunications international." Par ailleurs, dans une brève du journal Liberté, propriété du milliardaire Issad Rebrab, une rencontre a eu lieu entre des dirigeants d’Algérie Télécom (AT) et leurs homologues de Telefonica International Wolesales Services. L’objet de la rencontre était un projet de câble sous-marin entre Oran et Carthagène. A l’issue de cette réunion, il a été rédigé dans le compte-rendu que "Algérie Télécom souhaite que Telefonica participe au déroulement de l’opération d’ouverture du capital d’Algérie Télécom". Et pourtant, il y a quelques mois, ce scénario était largement écarté. France Télécom, qui travaillait en catimini, avait fait part, dans un communiqué repris par investir.fr, de son vœu d’entrer dans le capital, à raison de 30%, d’Algérie Télécom. Par ailleurs, le choix de Sofrecom, une filiale de France Télécom, pour le développement du service Gaia et la gestion du marketing, avait laissé entendre que le transfert du savoir-faire français avait déjà été commencé. Mais c’était sans connaître le travail en coulisses des Espagnols, qui avaient déjà soumissionné pour l’achat d’une licence GSM en Algérie, et qui, par le biais de cette banque, seraient en mesure de décrocher le capital de l’opérateur historique. L’entrée dans le capital d’AT serait moins risqué pour un opérateur d’autant plus que les garanties et les chiffres sont en faveur de l’Algérie qui a réussi un bond de plus 150% du développement de son réseau GSM. Cela dit, France Télécom et Telefonica restent jusqu’à aujourd’hui les principaux candidats à la prise de participation dans Algérie Télécom. Et l’insistance des dirigeants d’AT vis-à-vis de Telefonica pourrait aussi être interprétée comme une volonté de changer d’esprit et de culture et concurrencer sérieusement Maroc Télécom qui a déjà plusieurs années de partenariat avec Vivendi Universal. D’un autre côté, l’Europe en marche voudrait que l’ensemble des pays qui la compose puisse " travailler " sinon il y aura un déplacement de la population vers les pays de l’Europe les plus " riche ". La France, pays pivot avec l’Allemagne, " distribue " un peu son " chiffre d’affaire " vers l’Espagne. D’ailleurs dans ce cadre là, la bande passante des ISP en Algérie est déjà fourni par Telefonica, le gaz algérien abouti en Espagne et nous sommes relié à l’Espagne par câble en fibre optique. Tout cela fera en sorte que la balance commerciale avec l’Espagne va basculer et être en faveur de ce pays. Alors, question langue apprenez l’espagnol !
Source itmag-dz.com
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